Dans la soirée du lundi 15 décembre 2025, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, a présidé une messe pour la communauté catholique philippine en l'église Saint-Antoine de Jaffa, marquant le début du Simbang Gabi, les messes traditionnelles philippines célébrées quotidiennement durant neuf jours, en préparation de Noël.
La messe était concélébrée par le père Mário Hadchiti, OFM, curé de l'église latine de Jaffa, le père Carlos Santos, OFM, le père Renato, OFM, ainsi que plusieurs autres prêtres. Les membres de la communauté philippine se sont rassemblés en grand nombre pour participer au premier jour de cette tradition qui compte plusieurs siècles.
Le Simbang Gabi, qui remonte à plus de 500 ans, est né aux Philippines pendant la période coloniale espagnole. Traditionnellement célébrées à l'aube, les messes de la neuvaine étaient programmées tôt le matin, souvent vers 4 heures, afin de permettre aux agriculteurs et aux pêcheurs d'assister à la messe avant de commencer leur travail quotidien. C'est pourquoi cette dévotion est également connue sous son nom espagnol, Misa de Gallo (« messe du coq »), car les cloches des églises sonnaient avant l'aube pour appeler les fidèles.
La neuvaine commence donc le 16 décembre et se poursuit pendant neuf jours consécutifs, afin de se terminer par la messe de minuit, veille de Noël. Malgré les changements d'heure et de lieu, le Simbang Gabi reste un pilier de la spiritualité philippine à Noël, fidèlement maintenu par les communautés philippines tant au pays qu'à l'étranger, l'heure de la messe étant ajustée pour mieux répondre aux exigences de la vie quotidienne.
Dans son homélie, le cardinal Pizzaballa a exprimé sa joie de voir les fidèles se rassembler pour préparer la célébration de la naissance du Christ. Revenant à l'Évangile du jour, il a rappelé la question posée par Jean le Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ? », soulignant que la période de l'Avent invite les fidèles à remettre en question leurs attentes concernant Jésus, tout en reconnaissant que, grâce à la méditation des Écritures, la réponse continue de se révéler.







